Médecins libéraux, mise à jour mensuelle

Votre revenu tient à quatre sujets. Ils sont tous ici.

Arrêt de travail, contrôle de l’Assurance maladie, retraite, trésorerie du cabinet et de la société : Protecsia réunit les règles 2026, les montants réels versés par la CPAM et la CARMF, et les points de vigilance de votre exercice.

2026barèmes CPAM, CARMF
et convention médicale
30 mind’audit confidentiel
avec un conseiller
Les chiffres qui vous concernent
197,51 €par jour au maximum, versés par la CPAM du 4e au 90e jour d’arrêt
65,84 €par jour seulement en classe A de la CARMF, à partir du 91e jour
88 911 €de versements PER déductibles au maximum en 2026 pour un TNS
3 ansd’activité que la caisse peut reprendre lors d’une demande d’indu
Sources détaillées en bas de page.

Ce que vous trouverez ici

Quatre sujets, un seul interlocuteur

Ce qui a changé en 2026

Six dates qui redessinent votre exercice

30 décembre 2025
Conseil constitutionnel : la limitation de la durée des arrêts de travail est validée, la pénalité financière liée au dossier médical partagé est censurée.
Décision du 30 décembre 2025
1er janvier
Convention médicale : consultation longue du médecin traitant à 60 € pour les plus de 80 ans, aides forfaitaires à l’installation de 10 000 € en zone prioritaire, fin des anciens contrats démographiques.
ameli.fr
16 avril
723 M€ de fraudes détectées et stoppées par l’Assurance maladie en 2025, en hausse de 15 %. Spécialistes : 28 M€. Généralistes : 16 M€, en progression de 60 %.
Cnam
11 juin
Installation : le Sénat adopte une version assouplie de la proposition de loi Garot, sans régulation contraignante. La navette parlementaire se poursuit.
Sénat
25 juin
Loi n° 2026-534 contre les fraudes sociales et fiscales : échanges de données entre l’Assurance maladie et les complémentaires, accès de ces dernières aux données de facturation.
Journal officiel
1er septembre
Arrêts de travail : première prescription limitée à 31 jours, prolongation à 62 jours, motif obligatoire.
LFSS 2026, art. 81
Médecin dans son cabinet
30 mind’audit confidentiel : vos contrats, vos points de vigilance, un plan d’action chiffré.

Protecsia

Un courtier qui ne travaille qu’avec des professionnels de santé

Nous ne vendons pas un contrat : nous regardons d’abord ce que votre caisse verse déjà, ce que vos contrats actuels couvrent, et ce qui manque réellement.

Des règles, pas des arguments

Chaque chiffre de ce site est daté et sourcé : convention médicale, barèmes CPAM et CARMF, code de la sécurité sociale, rapports publics.

Une lecture complète

Prévoyance, retraite, trésorerie personnelle et de société, défense en cas de contrôle : les sujets se tiennent et se traitent ensemble.

Courtier indépendant

Immatriculé à l’ORIAS sous le n° 24002899. Nous comparons les contrats du marché et restons à vos côtés le jour où il faut les activer.

Contrôle de l’Assurance maladie

Un courrier ne devrait jamais être une surprise

Profilage des prescriptions et des facturations, loi anti-fraude du 25 juin 2026, échanges de données avec les complémentaires : le contrôle de l’activité médicale change d’échelle. Voici à quoi ressemble le point de départ.

3 ansd’activité peuvent être
repris par un indu
1 moisen général pour répondre
à une notification
0 €pris en charge par la RCP
sur un indu ou une pénalité
Caisse primaire
d’assurance maladie
Réf. CTL-2026-0412
Le 14 septembre 2026
Lettre recommandée avec accusé de réception
Docteur,
Objet : notification de griefs, contrôle de l’activité

À l’issue de l’analyse de votre activité sur la période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2025, le service du contrôle médical a relevé des anomalies de facturation et un niveau de prescription d’arrêts de travail supérieur à celui de vos confrères.

Sommes indûment perçues37 480,00 €

Vous disposez d’un délai d’un mois à compter de la réception du présent courrier pour présenter vos observations écrites ou demander à être entendu.

1Trois ans : le maximum que la caisse peut reprendre
2Le montant n’est pas définitif. Une réponse documentée le réduit souvent.
3C’est dans ce mois que tout se joue
Consultation médicale
28 M€de fraudes détectées chez les médecins spécialistes en 2025, 16 M€ chez les généralistes.

Le vrai risque

Vous n’êtes pas suspecté. Vous êtes comparé.

La détection repose sur l’analyse statistique de vos prescriptions et de vos facturations, comparées à celles de vos confrères de la même région et de spécialité voisine. Un algorithme ne distingue pas une patientèle atypique d’une pratique déviante.

Les arrêts de travail en première ligne

Un volume ou une durée de prescription supérieurs à la moyenne régionale déclenchent un entretien, puis une mise sous objectif ou une mise sous accord préalable pendant six mois.

La bonne foi n’efface pas l’indu

Même sans fraude, une cotation non conforme doit être remboursée. La bonne foi joue sur la qualification des faits et sur l’éventuelle pénalité, pas sur la restitution.

Une patientèle lourde se démontre

Âge, précarité, ALD, zone sous-dotée : ces éléments justifient un profil atypique, à condition d’être présentés, chiffrés et documentés dans votre réponse.

Anatomie d’un contrôle

Cinq étapes, et une seule qui décide de l’issue

Un contrôle d’activité suit une procédure encadrée par le code de la sécurité sociale. Savoir où vous en êtes, c’est savoir ce que vous pouvez encore faire.

1
En amont, sans vous

Détection

Analyse automatisée de vos prescriptions et facturations, comparaison aux moyennes régionales, signalement éventuel d’une complémentaire.

2
Plusieurs semaines

Contrôle

Demande de pièces, entretien avec le médecin-conseil, examen de patients ou télécontrôle depuis décembre 2025.

3
En général 1 mois

Notification des griefs

Courrier recommandé listant les anomalies. Vous pouvez présenter vos observations et demander à être entendu.

4
Après vos observations

Décision

Indu, mise sous objectif ou sous accord préalable, pénalité financière, saisine de l’Ordre ou plainte pénale selon la gravité.

5
2 mois pour saisir

Recours

Commission de recours amiable, puis pôle social du tribunal judiciaire. La mise sous accord préalable se conteste, elle, devant le tribunal administratif.

“

L’étape 3 est décisive. Une réponse argumentée, appuyée sur les dossiers, la composition de votre patientèle et la justification médicale de chaque prescription, réduit souvent le montant réclamé et écarte la qualification de faute. C’est aussi l’étape la plus souvent traitée seul, dans l’urgence.

Ce que vous risquez

De la régularisation à la sanction pénale

Les procédures sont indépendantes et peuvent se cumuler pour les mêmes faits.

Indu
Remboursement des sommes perçues à tort, sur trois ans d’activité hors fraude. Dû même de bonne foi.Art. L.133-4 du code de la sécurité sociale
Financier
Mise sous objectif ou accord préalable
Engagement chiffré de réduction des prescriptions, ou accord préalable du service médical avant chaque arrêt, pour six mois au maximum. En cas de récidive, pénalité financière.Art. L.162-1-15 et L.162-1-14 du code de la sécurité sociale
Exercice quotidien
Pénalité financière
Jusqu’à 70 % des sommes en cause. En cas de fraude établie, jusqu’à 300 %, et 400 % en bande organisée. Doublée en cas de récidive.Art. L.114-17-1 du code de la sécurité sociale
Financier aggravé
Cotisations sociales
En cas de fraude sanctionnée, la participation de l’Assurance maladie à vos cotisations peut être annulée sur les revenus concernés.Art. L.114-17-1-1 du code de la sécurité sociale
Financier et social
Section des assurances sociales
Juridiction ordinale pouvant interdire de donner des soins aux assurés sociaux et ordonner le remboursement du trop-perçu.Art. L.145-2 du code de la sécurité sociale
Ordinal
Procédure pénale
Escroquerie, faux et usage de faux : la plainte de la caisse peut conduire au tribunal correctionnel.Art. 313-1 du code pénal
Pénal

Zones de risque

Huit points que la caisse regarde en premier

Issus des règles conventionnelles, des procédures publiées par l’Assurance maladie et des retours d’avocats spécialisés. Ouvrez chaque point pour voir ce qui est contrôlé et le bon réflexe.

Dossiers et code
Prescriptions d’arrêts de travailLe premier motif de contrôle d’un médecin+

Ce que la caisse regarde

Le volume et la durée de vos prescriptions, comparés à ceux de vos confrères de la même région et de spécialité comparable. Un profil au-dessus de la moyenne déclenche un entretien, puis une mise sous objectif ou une mise sous accord préalable.

Le bon réflexe

Tracez dans le dossier la justification médicale et la durée retenue. Depuis le 1ᵉʳ septembre 2026, une première prescription ne peut dépasser 31 jours et une prolongation 62 jours, avec mention du motif.

Cotation des consultations et majorationsG, APC, MCG, visites, forfaits+

Ce que la caisse regarde

Les associations de majorations, les consultations complexes et très complexes, les cotations répétées sur un même patient et les visites à domicile dont la justification n’apparaît pas dans le dossier.

Le bon réflexe

Une majoration se justifie par une situation clinique tracée. Vérifiez chaque année le paramétrage de votre logiciel après les évolutions conventionnelles.

Actes techniques CCAMCodes, modificateurs, associations+

Ce que la caisse regarde

Le respect des règles d’association d’actes, les modificateurs appliqués, la concordance entre l’acte facturé et le compte rendu opératoire ou d’examen.

Le bon réflexe

Conservez pour chaque acte technique un compte rendu daté, et faites contrôler une fois par an un échantillon de vos facturations complexes.

Prescriptions de médicaments et de transportsVolume, pertinence, ALD+

Ce que la caisse regarde

Les prescriptions hors recommandations, les transports sanitaires, les médicaments d’exception et la cohérence entre l’ordonnance bizone et l’affection exonérante.

Le bon réflexe

Distinguez rigoureusement ce qui relève de l’ALD et ce qui n’en relève pas sur l’ordonnance bizone : c’est un motif d’indu fréquent et facile à éviter.

Dépassements d’honorairesTact et mesure, OPTAM, C2S+

Ce que la caisse regarde

Le taux et la régularité de vos dépassements, le respect des engagements OPTAM si vous y avez adhéré, et l’interdiction de tout dépassement pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, hors exigence particulière du patient.

Le bon réflexe

Identifiez les patients C2S dès la prise de rendez-vous et bloquez dans le logiciel toute facturation au-delà du tarif opposable.

TéléconsultationPart d’activité et règles d’éligibilité+

Ce que la caisse regarde

La part de votre activité réalisée à distance, le respect du parcours de soins et l’existence d’un suivi présentiel pour les patients concernés.

Le bon réflexe

Documentez dans le dossier le motif de la téléconsultation et le suivi proposé. Un volume élevé attire mécaniquement l’attention des caisses.

Traçabilité du dossier patientCe qui justifie l’acte facturé+

Ce que la caisse regarde

La cohérence entre ce qui est facturé et ce qui figure au dossier : motif, examen clinique, décision thérapeutique, courriers. En contrôle, un acte non tracé est un acte indéfendable.

Le bon réflexe

Standardisez vos trames de consultation complexe et d’acte technique, et conservez les comptes rendus adressés aux confrères.

Obligations numériquesDMP, Mon espace santé, ordonnance électronique+

Ce que la caisse regarde

L’alimentation du dossier médical partagé et la montée en charge de l’ordonnance numérique. La pénalité financière prévue par le budget 2026 a été censurée le 30 décembre 2025, mais l’obligation demeure et le sujet reviendra.

Le bon réflexe

Ne laissez pas le débat politique décider pour vous : un dossier alimenté est aussi une protection en cas de contrôle ou de litige.

Simulateur d’exposition

Que coûterait un contrôle à votre cabinet ?

Un ordre de grandeur en trente secondes, sans inscription. Les hypothèses sont affichées : ajustez-les à votre situation.

Exposition totale estimée, hypothèse haute
—
Indu estimé
Pénalité maximale hors fraude (70 %)
Avocat et conseil technique

Ordres de grandeur illustratifs, calculés sur les hypothèses choisies. Ils ne préjugent pas de l’issue d’un contrôle.

Recevez votre diagnostic détaillé

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Protecsia Recovery

La protection pensée pour le contrôle, pas pour le sinistre patient

Votre RCP indemnise les dommages causés à un patient. Elle ne finance ni votre défense face à la caisse, ni un indu, ni une pénalité. Recovery prend en charge ce que la RCP laisse de côté : votre défense.

SituationRCP professionnelleProtection juridique génériqueProtecsia Recovery
Dommage causé à un patientCouvertNon concernéRelève de la RCP
Assistance dès la première notification de la CPAMNonVariable selon le contratOui
Honoraires d’un avocat spécialisé en droit de la santéNonSouvent plafonnés ou exclus pour les litiges avec les organismes sociauxOui, jusqu’à 18 400 € de frais de défense
Remboursement de l’indu ou de la pénalitéNonNonNon. Aucune assurance ne paie une sanction : Recovery finance votre défense pour la réduire.

Comme toute assurance, un litige déjà connu au moment de la souscription n’est en principe pas couvert. Les garanties exactes sont précisées dans les conditions du contrat.

Le jour où le courrier arrive

Dix réflexes, dans l’ordre

Cochez ce qui est déjà en place dans votre cabinet.

Protection sociale du médecin libéral

Ce que votre régime couvre, et où s’arrête sa couverture

Deux organismes, trois risques, et des montants qui dépendent de votre classe de cotisation plus que de vos revenus réels. Voici le tableau complet, sans jargon.

RisqueQui verseCombien en 2026Ce qui reste à votre charge
Arrêt, jours 1 à 3Personne0 €La totalité de votre revenu et de vos charges.
Arrêt, jours 4 à 90CPAM1/730e du revenu moyen des trois dernières années, de 26,33 € à 197,51 € par jourEnviron la moitié de votre revenu, et l’intégralité des charges du cabinet.
Arrêt, à partir du 91e jourCARMF65,84 € par jour en classe A, jusqu’à 197,51 € en classe C, pendant 36 mois au maximumUn montant lié à votre classe de cotisation, dégressif après 62 ans.
InvaliditéCARMFRente annuelle d’environ 23 662 € en classe A à 31 549 € en classe C, majorée par enfant à chargeSeule l’incapacité totale d’exercer ouvre droit : une invalidité partielle ne verse rien.
DécèsCARMFCapital et rentes au conjoint et aux enfants selon le règlement de la caisseCapital limité dans le temps et rarement calibré sur un prêt professionnel ou immobilier en cours.

Prévoyance individuelle

Les six points qui font la différence entre deux contrats

À cotisation équivalente, deux contrats peuvent donner des résultats opposés le jour de l’arrêt. Ce sont ces six lignes qu’il faut lire.

La franchise

Indemnisation dès le 1er, le 4e, le 15e ou le 30e jour. C’est le curseur qui pèse le plus sur la cotisation, et celui qu’on règle selon votre trésorerie, pas par défaut.

Le mode d’indemnisation

Un contrat forfaitaire verse la somme prévue quoi qu’il arrive. Un contrat indemnitaire déduit ce que versent déjà la CPAM et la CARMF, et peut donc ne rien verser.

L’invalidité partielle

La CARMF n’indemnise que l’incapacité totale. Un contrat individuel doit couvrir l’invalidité partielle, sur un barème professionnel qui mesure votre capacité à exercer votre spécialité.

Les frais généraux

Une garantie distincte qui paie le loyer, le secrétariat, le logiciel et les assurances pendant l’arrêt. C’est souvent elle qui sauve la trésorerie du cabinet.

Les exclusions

Affections psychiques et troubles du dos sont fréquemment exclus ou limités, alors qu’ils figurent parmi les premières causes d’arrêt long. Le rachat se négocie à la souscription.

La déductibilité Madelin

Les cotisations sont déductibles du BNC dans la limite de 3,75 % du bénéfice majorée de 7 % du PASS, plafonnée à 11 534 € en 2026.

Retraite

Le PER, seul levier vraiment déductible

La retraite servie par la CARMF repose sur trois étages, tous plafonnés. Le complément se construit pendant les années à forte imposition.

Combien pouvez-vous déduire

En tant que travailleur non salarié, votre plafond annuel est égal à 10 % du bénéfice retenu dans la limite de 8 PASS, majoré de 15 % de la part comprise entre 1 et 8 PASS. Soit un plancher de 4 806 € et un maximum de 88 911 € en 2026.

BNC de 150 000 €30 291 € déductibles
À 41 % de tranche marginale12 419 € d’impôt en moins
Coût réel de 1 000 € versés590 €

Exemple calculé pour une part fiscale, hors autres revenus du foyer.

Ce qu’il faut vérifier

La sortie : en capital, en rente, ou les deux, choisie au moment de la retraite et non à la souscription.
Le déblocage anticipé pour l’achat de la résidence principale et en cas d’accident de la vie.
Les frais sur versement et de gestion : sur vingt ans, un demi-point de frais annuels coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros.
La gestion pilotée, qui sécurise progressivement l’épargne à l’approche du départ.
L’articulation avec l’année de cession de la patientèle ou de vos parts, souvent la plus imposée de la carrière.

Trésorerie et société

Le contrat de capitalisation, y compris pour votre société

Quand la trésorerie dort sur un compte courant, elle perd de la valeur chaque année. Le contrat de capitalisation permet de la placer, à titre personnel comme au nom d’une personne morale.

À titre personnel

Il fonctionne comme une assurance vie sur le plan financier : mêmes supports, fonds en euros et unités de compte, rachats libres. Deux différences majeures.

Il ne se dénoue pas au décès : il entre dans la succession et conserve son antériorité fiscale pour les héritiers.
Il peut être donné, y compris en démembrement, ce qui en fait un outil de transmission au moment où l’on prépare la fin d’exercice.

Au nom d’une personne morale

Votre SELARL, votre holding ou votre SCI peut détenir un contrat de capitalisation pour placer une trésorerie excédentaire durable plutôt que de la laisser improductive.

L’accès dépend de l’assureur et de la nature de la société : holdings, SPFPL et sociétés patrimoniales soumises à l’impôt sur les sociétés sont les plus souvent acceptées.
Pour une société à l’impôt sur les sociétés, un produit forfaitaire annuel est réintégré au résultat imposable, calculé sur une base de 105 % du taux moyen des emprunts d’État à la souscription, puis régularisé lors du rachat.
L’argent reste dans la société : ni distribution de dividendes, ni cotisations sociales déclenchées par le placement.
À arbitrer avec les autres emplois de la trésorerie : compte à terme, rachat de parts, investissement dans le plateau technique, remboursement anticipé d’un emprunt.
OutilÀ quoi il sertTraitement fiscal à l’entréeDisponibilité
PrévoyanceMaintenir revenu et charges en cas d’arrêt, d’invalidité ou de décèsCotisations déductibles du BNC, cadre MadelinSans objet : c’est une assurance, pas une épargne
PERConstruire la retraite en réduisant l’impôt des années à hauts revenusVersements déductibles, jusqu’à 88 911 € en 2026Bloqué jusqu’à la retraite, sauf cas prévus dont la résidence principale
Contrat de capitalisationPlacer une épargne ou une trésorerie disponible et la transmettreAucune déduction : c’est de l’épargne, personnelle ou de sociétéRachats libres à tout moment

Informations générales à jour en septembre 2026. Le traitement fiscal dépend de votre situation et de la structure de votre société ; il est étudié au cas par cas lors de l’audit.

Actualités de la profession

Ce qu’il faut retenir cette année

1ᵉʳ janvier 2026Convention médicale : ce qui a changé au 1ᵉʳ janvierConsultation longue à 60 € pour les plus de 80 ans, nouvelles aides à l’installation, fin des anciens contrats démographiques.Lire l’article

Les mesures entrées en vigueur

Reportée après l’alerte du comité sur les dépenses en 2025, la deuxième vague de la convention s’applique depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 : création d’une consultation longue du médecin traitant à 60 € pour les patients de plus de 80 ans, consultations obligatoires de l’enfant portées à 60 €, et fin de la revalorisation du point de travail de la CCAM.

Installation

Les anciens contrats démographiques sont fermés aux nouvelles adhésions et remplacés par des aides forfaitaires : 10 000 € pour une primo-installation en zone d’intervention prioritaire, 5 000 € en zone d’action complémentaire.

Ce que ça change pour vous

Chaque revalorisation suppose un logiciel à jour. Une cotation à l’ancien tarif est une perte sèche ; au-delà du tarif conventionnel, c’est un indu.

Source : ameli.fr, convention médicale ; Assurance maladie.

1ᵉʳ septembre 2026Arrêts de travail : 31 jours, puis 62, motif obligatoireLa limitation de la durée de prescription s’applique à tous les prescripteurs depuis la rentrée.Lire l’article

La règle

Prévue par l’article 81 de la LFSS 2026 et précisée par les décrets du 12 juin 2026, la réforme s’applique depuis le 1ᵉʳ septembre 2026 : première prescription limitée à 31 jours, prolongation à 62 jours, sauf dérogation justifiée par l’état de santé, et mention obligatoire du motif de l’arrêt.

Le Conseil constitutionnel a validé

Saisi sur la LFSS, il a déclaré le principe conforme à la Constitution le 30 décembre 2025.

L’effet concret

Davantage de renouvellements, donc davantage de lignes de prescription à votre nom, et un profil statistique mécaniquement plus exposé aux dispositifs de mise sous objectif.

Source : LFSS 2026, article 81 ; décrets du 12 juin 2026 ; Conseil constitutionnel, 30 décembre 2025.

30 décembre 2025DMP : la pénalité censurée, l’obligation demeureL’amende pouvant atteindre 10 000 € par an a été écartée comme cavalier social. Le débat n’est pas clos.Lire l’article

Ce qui était prévu

Le budget 2026 prévoyait une pénalité de 2 500 € par manquement, dans la limite de 10 000 € par an, pour les professionnels n’alimentant pas le dossier médical partagé, et une obligation de le consulter avant certains actes coûteux.

Ce qui a été décidé

Le Conseil constitutionnel a censuré ce régime de sanction le 30 décembre 2025, pour un motif de procédure. L’obligation d’alimentation subsiste, sans sanction financière à ce stade.

À anticiper

Le sujet reviendra dans les prochains textes. Au-delà de la contrainte, un dossier alimenté et des comptes rendus partagés constituent une protection en cas de contrôle ou de litige.

Source : Conseil constitutionnel, décision du 30 décembre 2025 ; Le Quotidien du Médecin ; Egora.

16 avril 2026723 M€ de fraudes détectées en 2025Généralistes et spécialistes voient leurs montants progresser, dans un contexte de détection renforcée.Lire l’article

Les chiffres

L’Assurance maladie annonce 723 millions d’euros de fraudes détectées et stoppées en 2025, en hausse de 15 %, dont 286 millions de préjudice évité avant paiement. Les médecins spécialistes représentent 28 M€ (+17 %) et les généralistes 16 M€ (+60 %), loin derrière les infirmiers (60 M€) et les pharmaciens (42 M€).

Le contexte

Un rapport IGAS-IGF de juillet 2026 estime que près de 70 % des montants détectés sont imputables aux professionnels de santé et recommande d’y redéployer les contrôles, avec une bascule vers des vérifications avant paiement.

Source : Cnam, bilan de la lutte contre la fraude 2025 ; rapport IGAS-IGF, juillet 2026.

25 juin 2026Loi anti-fraude : les données circulent entre caisses et complémentairesLes organismes complémentaires accèdent désormais aux données de facturation des professionnels de santé.Lire l’article

Ce que prévoit la loi

La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales autorise l’échange d’informations entre l’Assurance maladie et les complémentaires santé, et ouvre à ces dernières l’accès aux données de facturation.

L’effet concret

Un écart qui n’était visible que d’un côté devient visible des deux. Pour un cabinet, les dépassements d’honoraires et le tiers payant complémentaire sont les premiers postes concernés.

Source : Journal officiel, loi n° 2026-534 du 25 juin 2026.

11 juin 2026Installation : le Sénat écarte la régulation stricteLa proposition de loi Garot est adoptée dans une version assouplie. La navette parlementaire continue.Lire l’article

Où en est le texte

Le Sénat a adopté le 11 juin 2026 une version sans régulation contraignante de l’installation, à rebours du texte voté à l’Assemblée. Le parcours parlementaire n’est pas terminé.

Ce que ça implique

Les règles d’installation actuelles restent applicables. Pour un projet d’installation ou de cession de patientèle, c’est le calendrier fiscal et patrimonial qui doit guider la décision, pas l’attente d’un texte.

Source : Sénat, 11 juin 2026 ; presse professionnelle.

Questions fréquentes

Les questions que posent les praticiens

Que verse vraiment ma caisse si je m’arrête ?

Rien pendant trois jours. Du 4ᵉ au 90ᵉ jour, la CPAM verse 1/730ᵉ de votre revenu moyen, soit entre 26,33 € et 197,51 € par jour en 2026. À partir du 91ᵉ jour, la CARMF prend le relais avec un montant qui dépend de votre classe de cotisation, et non de votre revenu réel : 65,84 € par jour en classe A, jusqu’à 197,51 € en classe C, pendant 36 mois au maximum.

Pourquoi ma classe CARMF compte-t-elle autant ?

Parce qu’elle fixe vos prestations. Classe A en dessous de 48 060 € de revenus nets, classe B entre 48 060 € et 144 180 €, classe C au-delà. Un médecin en classe A qui gagne 120 000 € ne percevra pas davantage : c’est la classe, déterminée sur les revenus antérieurs, qui commande.

Que se passe-t-il si je peux encore consulter mais plus opérer ?

La CARMF n’indemnise que l’incapacité totale d’exercer. Une invalidité partielle, très fréquente en pratique, n’ouvre aucun droit. C’est l’un des principaux trous de couverture que comble un contrat de prévoyance individuel, qui indemnise dès un taux d’invalidité faible.

Franchise, indemnitaire, forfaitaire : qu’est-ce qui compte le plus ?

La franchise décide du jour où l’indemnisation démarre et pèse fortement sur la cotisation. Le mode d’indemnisation décide du montant : un contrat forfaitaire verse la somme prévue quoi qu’il arrive, un contrat indemnitaire déduit ce que versent déjà la CPAM et la CARMF, et peut donc ne rien verser.

Combien puis-je déduire sur un PER cette année ?

En tant que travailleur non salarié : 10 % du bénéfice retenu dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la part comprise entre 1 et 8 PASS. Soit un plancher de 4 806 € et un maximum de 88 911 € en 2026. Les versements doivent être faits avant le 31 décembre pour réduire l’impôt de l’année.

PER ou contrat de capitalisation : par lequel commencer ?

Le PER quand votre tranche marginale est élevée et que l’épargne peut rester bloquée jusqu’à la retraite. Le contrat de capitalisation quand vous voulez garder la main, avec des rachats libres, mais sans déduction à l’entrée. Dans la plupart des cabinets, les deux se complètent.

Ma société peut-elle placer sa trésorerie ?

Oui, notamment via un contrat de capitalisation détenu par la personne morale. L’accès dépend de l’assureur et de la structure : holdings, SPFPL et sociétés patrimoniales soumises à l’impôt sur les sociétés sont les plus souvent acceptées. Pour une société à l’IS, un produit forfaitaire annuel est réintégré au résultat, puis régularisé lors du rachat.

Ma RCP couvre-t-elle un contrôle de la CPAM ?

Non. La responsabilité civile professionnelle indemnise les dommages causés à un patient. Elle ne prend en charge ni un indu, ni une pénalité, ni les honoraires de défense face à la caisse ou devant la section des assurances sociales. C’est l’objet d’une protection juridique dédiée.

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Informations légales

SAS Protecsia.
Courtier en assurance immatriculé à l’ORIAS sous le n° 24002899 (orias.fr).
Les informations de cette page sont générales et ne constituent pas une consultation juridique.

Sources : code de la sécurité sociale (art. L.114-17-1, L.114-17-1-1, L.133-4, L.145-2, L.162-1-14, L.162-1-15) sur Legifrance ; ameli.fr, contrôles et convention médicale ; Assurance maladie, bilan de la lutte contre la fraude 2025 ; rapport IGAS-IGF de juillet 2026 ; loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 ; LFSS 2026 et décision du Conseil constitutionnel du 30 décembre 2025 ; CARMF, barème 2026. Chiffres vérifiés et mis à jour chaque mois. Dernière mise à jour : septembre 2026.

Chèques-Vacances pour le dirigeant Jusqu’à 547 € par an exonérés de cotisations sociales pour le praticien d’un cabinet de moins de 50 salariés.